La translation du cimetière d'Escalus

La translation du cimetière d'Escalus

Cimetière actuel d'Escalus

Pourquoi le cimetière d’Escalus est-il si loin du village ? Remontons le temps.
Nous sommes le 17 novembre 1878. Le bourg d’Escalus réunit tous les bâtiments publics : la salle commune (mairie), la salle d’école et le cimetière qui entoure l’église. Et c’est justement le cimetière qui pose problème ce 17 novembre.

Le maire, M. Cazaux Jean a réuni, en session ordinaire, son conseil municipal. A l’ordre du jour le cimetière d’Escalus. Il fait remarquer que le cimetière actuel est complètement garni et qu’il n’est plus possible de creuser une fosse sans rencontrer d’autres tombeaux. Il faut le déplacer. Le conseil considère qu’il serait fort convenable que le cimetière ne se trouve plus autour de l’église et surtout au milieu d’habitations, donc il demande la suppression du cimetière actuel à dater du jour où la commune aura pu en construire un autre.

Le maire propose un échange avec la commune : 11 ares de terrain en nature de jeunes pins dit à l’Estagnot contre une parcelle de jeunes pins appartenant à la commune située à la fontaine Saint Pierre, d’une contenance de 28 ares.

Le 20 avril 1879, le conseil délibère : la commune ne possédant aucune propriété dans les environs du bourg d’Escalus, qu’elle est, par suite dans l’obligation d’acquérir une parcelle de terrain, approuve l’échange avec une propriété de M. Jean Cazaux.  Du fait que la surface du terrain cédé par ce dernier vaut un peu plus que le terrain de la commune, celle-ci se  propose de donner en plus un terrain sur lequel une bergerie a été construite par ce même Jean Cazaux en vertu d’une autorisation préfectorale en date du 17 janvier 1877, avec jouissance pendant 20 ans de l’emplacement occupé par la bergerie, sans indemnité.

Durant la même séance, le conseil approuve les plans et devis du nouveau cimetière. La commune ne possédant pas assez de fonds libres pour mener à bonnes fins l’exécution des travaux projetés , va vendre une grande quantité de pins entièrement ruinés et ne donnant plus aucune espèce de revenu. Elle vote la somme de 2 527.69fr dans laquelle il faut déduire 500.00fr  provenant de la démolition des murs de clôture de l’ancien cimetière que l’entrepreneur va employer. Le décompte final sera de 1 956.43fr.

Le 11 avril 1909, l’ancien cimetière d’Escalus est à l’ordre du jour du conseil municipal où l’on apprend qu’il s’appelait « cimetière Saint Pierre » et que le nouveau s’appelle « Brouquete ». Le bourg étant très petit, le conseil demande la transformation, en place publique, du vieux cimetière et sollicite, par respect aux morts et selon la volonté des familles intéressées, le transfert des ossements au nouveau champs aux morts, à Brouquete.

Une tombe est toujours visible, devant l’entrée de l’église, on peut lire :

ICI REPOSE

VINCENSE DUFAU

FILLE DOUTHE

NEE A MESSANGES EN 1792

DECEDEE A ESCALUS

LE 7 AOUT 1867

A L’AGE DE 75 ANS

ELLE XXXXXXXX

BONNE MERE

ET BONNE EPOUSE

PRIEZ POUR ELLE

JH DAMESTOY